A 20 Kms de RIGA, Station Balnéaire de Jurmala, prisée des Tsars et du Comité Central de l’URSS, en leur temps. Arrivés sur place par un pont, nous sommes arrêtés par la policija, qui nous demande papiers, permis, et autorisation de circuler ! Autorisation ?
Le policier nous fait comprendre que ce quej’avais pris pour un parking à l’entrée du pont à droite, est en fait le poste de péage, qui est sur le bord de la route, et moi j’avais tiré tout droit !il est vrai que les panneaux en letton ne se comprennent pas d’un seul coup d’œil !
Après nous avoir menacé d’une amende de 59 lats (90€), on transige à 20 lats (30€), au titre de ''touriste français'' !, quand même, pour n’avoir pas payé le péage à 2 lats ! ça fait cher pour stationner !
Enfin libérés, nous nous promenons sur la plage (eau fraiche, mais pas gelée, tâtée d’un index prudent), dans les rues bordées de villas en bois Art Nouveau ( la tortue !), puis au lac Skola, et son observatoire (flottant) à oiseaux
Le lendemain, c’est Golf, (c’était pas prévu, mais le golf 9 trous de Viesturi est à 800m du camping !).Accueil charmant, jolis fairways, pause glaces entre le 9 et le 10, birdies au 15 et au 16 , personne sur le parcours, air frais et soleil : mis à part les roughs vite présents, c’est la belle vie !
Arrivés tôt à RIGA, nous allons en fin d’après midi au Musée ethnographique, exposant au bord d’un lac, une centaine de maisons traditionnellespaysannes en bois des 4 régions de la Lettonie
Le lendemain, la vieille ville, qui fut cité hanséatique, centre commercial de premier plan du 13ème siècle jusqu’au début du 20ème, et qui mélange les styles Renaissance, Classique, Art Nouveau, et Soviétique !
Renaissance : La Maison des Têtes noires, confrérie des négociants célibataires
Art Nouveau : la maison des chats, où les chats faisant le gros dos sur le toit expriment le mépris du propriétaire pour les négociants de la GrandeGuilde qui avaient refusé de l’admettre parmi eux
Soviétique : le monument au Fusilier ‘’Rouge’’, rejoint depuis l’indépendance (1991) par le Fusilier Blanc (frères ennemis en 1917), et symbole de la naissance du pays en 1818.
Le Riga moderne, musique dans la rue, Parcs, et encore un pont garni de cadenas gravés aux deux noms desamoureux ! On y trouve des noms lettons, russes, et même français !
En fait, juste avant Paluse, un pneu de la voiture s’est dégonflé, et a alerté l’ordinateur de bord (c’est fou comme ça se parle, ces machines entre elles !) ; après un premier regonflage, dégonflage à nouveau en quelques kilomètres, et donc stop sur un arrêt de Bus pour mettre la roue de secours (c’est toujours amusant quand c’est la 1ère fois, on découvre les subtilités du manuel !), et on découvre aussi un méchant bout de fer planté dans le pneu. Dans un trou perdu, pas de magasin Speedy, donc on change nos plans : demain dimanche, direction Siauliai(LT), grande ville,au lieu de Daugavpils(LV).
à proximité de Siaulai, on trouve un camping tout droit échappé des rêves du Disney local, ainsi qu’un site de pierres exposées, mais sans panneau explicatif : tant pis pour nous.
Lundi, on trouve le magasin de pneus MELGA, qui après nous avoir laissé espérer une réparation possible du trou, nous refroidit en nous montrant l’état irréparable du pneu avec lequel nous avons roulé à plat : il faut changer les 2 ! nous profitons de ce temps pour visiter Siauliai, ville elle aussi beaucoup détruite en 40, puis en 41, puis en 45, reconstruite à la soviétique de 50 à 90 ( plan de rues à angles droits, HLM en cubes de béton, rues vites défoncées et mal réparées), puis reconstruite à l’occidentale de 90 à nos jours dans le centre : rues piétonnes, magasins de fringues, une banque tous les 20 mètres et centre commercial style Part-Dieu !
Nous visitons aussi, dans une rue à l’écart, le Katinu Muziejus (Musée du Chat), tenu par des petits vieux, et présentant une collection (gentillette, mais un peu kitsch) de figurines, dessins tableaux, photos de chat
En quittant Siauliai par le nord, arrêt à la Colline des Croix : un tertre où les premiers baltes païens élevaient des symboles sculptés en bois en offrande aux dieux, puis des croix à partir de 1831, suite aux répressions tsaristes, puis au fil des conflits et malheurs qui s’abattent sur la Lithuanie. Ce petit relief devient vite un symbole de résistance, une colline sainte, et à ce titre, rasé plusieurs fois par les Soviétiques.A l’indépendance (1991), 40.000 croix pointent vers le ciel, aujourd’hui, 200.000 ! et un stand en vend à l’entrée !Symbole de foi ou religiosité excessive ? en tout cas, un signe de l’opiniatreté des lithuaniens face à l’oppression.
Nous poursuivons notre route vers le nord, atteignons la Lettonie et le château baroque de Pilsrundale, construit pour le palefrenier Biron, favori de la tsarine Anna Ivanovna, et fait Duc de Courlande en 1737.Magnifique demeure, belles pièces de réception, s’est bien débrouillé, le favori !
Puis arrivons au camping de Bauska, privé, récent, bien tenu, et où nous sommes pour une nuit les seuls occupants.
En quittant Vilnius, nous nous arrêtons au Centre de l’Europe !
C’est vrai, c’est écrit sur le panneau !
Dans l’après-midi, nous arrivons à Palusé.Nous trouvons le camping en suivant les panneaux : la porte ducamping est ouverte, mais il est vide : pas un client, personne à l’accueil, bizarre ! nous posons la caravane, et partons à la recherche de la réception, qu’on finit par nous indiquer comme étant dans une maison jaune. Trouvons la maison, accueillis par la ‘’gardienne du camp’’, qui nous remet quand même (contre une liasse de litas) la clé des douches !
Finalement, c’est O.K.
A coté du terrain, la belle église en bois de Paluse au jardin orné d’un Christ pensif, qui nous a semblé se demander : Pourquoi tant de haine ?
Enfin, on commence à sentir les effets de la latitude : en ce 29 mai, à 21h30, par 55° Nord, le soleil inonde encore la caravane !
La météo, que nous suivons tous les jours avec angoisse, a prévu le soleil pour ce Jeudi. Donc, ce sera GOLF !Nous trouvons le Sostiniu Golfo Klubas au bout d’une route en terre, et quasiment pas signalé ! Peu de voitures sur le parking, départ réservé (à un prix idem à la France, donc cher pour ce pays où les prix –des produits locaux- sont 3 fois moins chers qu’en France !
Nous jouons (moyen, un seul birdie !), avec un lituanien parlant anglais, qui nous explique les trous et son pays, et terminons sous le soleil finissant à la terrasse du club house : Superbe journée !
Le lendemain, il repleut déjà, mais un répit nous permet de visiter :
-Le château de Trakai, bâti en 1400 par le grand Duc Vytautas, sur l’ile du lac Galvé, pour résister aux chevaliers Teutoniques
-Les maisons Karaïtes, population turcophone mais judaïsante, ramenée par Vytautas des bords de la Mer Noire jusqu’où il avait étendu les frontières de son duché !
Des maisons en bois colorées, des traditions conservées :langue, religion,costumes Tatars, et une cuisine que nous apprécions au Senoji Kinibine !
Sur la route de Vilnius, arrêt dans un ‘’Kaviné’’ pour boire un café ; On se gare sure le bas coté de la route, derrière un Touran lituanien déjà garé là.
Alors que nous buvons le café, un lituanien vient nous demander, à ce que l’on comprend (auto, verboten) , de déplacer la caravane. Sur place, il me montre la vitre arrière du Touran, à travers laquelle on distingue une boite noire : c’est un radar ! la caravane passe, et le policier ne flashe plus !
Autre curiosité routière le panneau précisant les horaires pour les jours travaillés et les jours de neige .
La visite de Vilnius est assez rapide : d’abord, le temps est gris et froid, puis la vieille ville et ses monuments sont très ramassés.
L’église Ste-Anne, dentelle gothique, mais en brique, et maIsons anciennes abritant surtout des boutiques
La belle surprise de Vilnius, c’est le quartier des artistes d’UZUPIS
D’abord, on y entre par un pont sur la Vilnia, où des amoureux accrochent des cadenas où ils ont gravé leur nom avant de jeter la clé dans la rivière.Là, un panneau de signalisation indique l’entrée de la République d’Uzupis. Cette république, créée le 1er avril 2002 par des artistes rêveurs,possède un gouvernement (qui se rassemble au café Uzupis Kavine), et une Constitution aux articles surprenants :
8-l’homme a le droit de n’être ni remarquable, ni célèbre
10-l’homme a le droit d’aimer le chat et de le protéger.
13-le chat a le droit de ne pas aimer son maitre, mais doit le soutenir dans les moments difficiles.
29-l’homme ne peut pas partager ce qu’il ne possède pas.
39-Ne conquiers pas, n’abandonne jamais.
Sur un mur de la rue Paupio, Cette constitution est gravée en 10 langues, dont en français, sur des miroirs. On se reflète donc dans ses 41 articles, au sens propre, et pourquoi pas, au sens figuré !